Le Chaudron de Dagda

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9 novembre 2009

Prendre de la hauteur

hauteur.jpg

23 juillet 2009

Rêve éveillé

Voici une nouvelle tentative poétique. Toujours issue de ma période lycéenne, toujours aussi pleine de mélancolie et de fatalisme.
Comme beaucoup, moi-aussi,
"J'ai fait un rêve..."
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26 mai 2009

N’aie plus peur

Voici un autre poème écrit durant ma période lycéenne. Je l’apprécie doublement car il représente toute l’ambivalence de mon état dépressionnaire, de la bipolarité dont je souffrais à l'époque. Pendant un temps je pouvais ressentir des « hauts » – sans non plus devenir maniaque – avant de retomber brutalement dans la tristesse la plus profonde…

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8 avril 2009

Désolation

Voici un nouveau texte plein d'amertume ; paroles de chanson à l'origine, je me rends compte maintenant que c'est absolument inchantable en l'état ! ^^
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Les nuages noirs de la désolation planent sur moi.
Impatient, je prie pour que des éclairs me transpercent.
Résigné, je n'attends plus q'une seule chose :
Que le courroux des dieux s'abatte sur moi.

Mes vaines prières désolent mes contemporains.
Ils n'ont abolument rien compris.
Personne ne peut comprendre la désolation qui me ronge.
A part la mort, seul l'amour peut m'en délivrer.

Je ne supporte plus mon reflet : je n'y vois que désolation.
Seul l'amour d'une femme pourra me faire oublier cette vision.
Mais lorsqu'une fille pose ses yeux sur moi,
Je ne vois dans son regard que de la désolation.

Refrain :

Tel le feu dévastateur d'un dragon rouge,
La désolation me consume et me dévore.
Mais ce n'est pas mon corps qui dépérit,
C'est mon âme qui s'embrase de désespoir.

21 mars 2009

L'amour en souffrance

Voici le texte d'une chanson que j'avais intitulé "A Lover in Pain". J'y ai mis toute ma sensibilité et ma souffrance à aimer sans retour.
Je remercie mon groupe d'amis qui a osé le mettre en musique : ce qu'ils en ont fait (je ne suis pas un auteur de chanson, il a donc bien sûr fallu l'adapter quelque peu) gardait néanmoins toute la substance que ce que je voulais exprimer. J'adresse d'ailleurs un salut tout particulier au chanteur qui a su retranscrire toute l'émotion cachée dans le texte.

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19 mars 2009

Nuit blanche

Vers 17 ou 18 ans, je souffrais d'insomnie. Je passais de longues soirées à ruminer et à déprimer.

Le texte qui suit, intitulé "Pulsions Maladives", je l'ai rédigé au cours d'une de ces nuits où le mal avait atteint un stade extrême. C'était l'été. A ma fenêtre, j'observais le ciel et les étoiles, priant pour qu'elles me viennent en aide.

Etrangement, j'ai découvert récemment, au hasard du net, ce court texte, que je reproduis ici :
"À l’origine, le mot désir parle des astres. C’est le latin sidus, étoile, qui se cache derrière desiderare, comme le souligne Alain Rey : “Le désir est d’abord le sentiment douloureux d’une absence, et ceux qui l’éprouvent ‘cessent de contempler l’astre qui les inspire’. Naissent la peine et le regret, retournés en aspiration pour ce qui n’est plus là, et pas encore ici. L’érotisation du désir est venue plus tard ; la couleur du mot en fut modifiée et, quels qu’ils soient, les objets du désir ont rejoint ceux de la passion”. Le désir est au commencement affaire de regard, disant l’éblouissement d’une vision inaccessible, et l’irrésistible aspiration au re-voir."

Troublant, je trouve...

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14 mars 2009

Bile noire

Voilà un moment que je n’ai rien écrit sur mon blog. Or, comme la nature et moi-même avons horreur du vide, j’ai décidé d’inaugurer un nouveau chapitre, intitulée « bile noire ».

Pour les ignorants, les anciens appelaient bile noire la mélancolie, la dépression.

Parce que c’est mon blog et que j’y fais ce que je veux, je vais faire couler entre ces lignes le fiel dont regorgeais mon cœur et mon âme torturée, voir tortueuse, à l'adolescence.

C’est un tragique événement, survenu il y a quelques semaines, qui m’a donné l’idée de ce thème : un ancien camarade de classe du lycée s’est tué en voiture. Il laisse une femme et deux petites filles. Je ne l’avais pas revu depuis le lycée.

Cet accident m’a fait remonté les années et revivre cette époque, tel un couteau que l’on tournerait dans une plaie. Car, oui, le lycée était pour moi une plaie à vif, où je ne me reconnaissais pas, ne me retrouvais pas.

Si je vous dis tout ça, c’est pour que compreniez un peu mieux mon état d’esprit à l'époque et un peu après. A part que je suis en thérapie depuis sept ans, et qu’il a fallu que ma petite amie me quitte à cette époque pour que je décide de consulter.

Mais je digresse : pendant mes années lycée, j’étais tellement plein de bile qu’il fallait que je l’évacue. L’écriture a été mon exutoire. Et tel un Rimbaud, je n’ai pratiquement plus écrit depuis. Et comme finanelement j'aime beaucoup ces textes, je vais les diffuser ici, héhé.

Le premier que voici n’a pas de titre. C’est un poème assez représentatif du ton donné à mes écrits.
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Aujourd'hui, j'ai erré sur les routes du destin.
Aujourd'hui, j'ai pensé à tous ces bâtisseurs,
A ces divins menteurs qui créèrent le matin,
Que je renie et dont je viole les petites sœurs.

Trêve de faux-semblants aussi mesquins et puants,
Ces mensonges éhontés me mouillent les dents du fond.
Je n'crois plus en l'humain, en un monde aussi puant.
Je suis sur la pente raide, je vais toucher le fond.

Mon but est de périr, de briser ce carcan,
D'enflammer les cœurs purs, de leur mettre un boucan,
Un bancanal terrible qui les f'ra réfléchir.

Faites que ma mort scénique soit l'illumination
Des âmes en perdition ; l'ultime libération.
Ô mort, j'entends ton ode. Qu'elle m'empêche de fléchir.